PASH-MUT

Confronté à une crise persistante de l’eau dans les régions de la Kara et des Savanes, l’État renforce sa réponse publique en s’appuyant sur la recherche scientifique. À travers le PASH-MUT, le Gouvernement mobilise l’expertise du Département de Géologie de l’Université de Lomé avec des technologies de pointe pour identifier durablement les ressources en eau souterraine afin de sécuriser l’accès à l’eau potable.

L’accès à l’eau potable demeure une priorité stratégique pour le Président du Conseil, SEM Faure Essozimna Gnassingbé. Cette volonté politique se traduit par le lancement de projets d’adduction d’eau potable dans l’ensemble des cinq régions du pays, avec une attention particulière portée aux zones les plus vulnérables.

Les régions de la Kara et des Savanes sont confrontées à une crise persistante de pénurie d’eau. Pour répondre à cette crise le gouvernement togolais a engagé des actions d’envergure. Des mesures urgentes ont été déployées, notamment la réalisation de nouveaux forages, la construction de retenues d’eau et de barrages, afin de trouver des solutions durables aux besoins immédiats des populations et de sécuriser l’approvisionnement en eau potable.

Mais face à la complexité de la mobilisation des ressources en eau souterraine dans ces zones hydrogéologiquement défavorables, le Ministère Délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement fait le choix d’adosser l’action opérationnelle à la recherche scientifique. Dans ce cadre, l’Université de Lomé joue un rôle clé grâce à une dotation d’équipements hydrogéologiques de pointe, acquis dans le cadre du Projet d’Amélioration de la Sécurité Hydrique en Milieu Urbain au Togo (PASH-MUT), financé avec l’appui de la Banque mondiale.

Les équipements géophysiques de Tomographie de Résistivité Electrique (ERT) et de sondage électrique vertical récemment mis à disposition permettent de réaliser des analyses approfondies du sous-sol. Ils offrent la capacité d’identifier avec précision la présence ou l’absence de ressources en eau, de localiser les aquifères exploitables, d’estimer leur profondeur et leur potentiel de production.

Longtemps considérées comme un défi majeur, les investigations hydrogéologiques et géophysiques deviennent ainsi plus fiables et plus efficientes. La prospection géophysique réduit considérablement les risques de forages négatifs, limite les coûts d’investissement et augmente les chances de succès. Elle permet également de caractériser les propriétés hydrauliques des formations géologiques (perméabilité, conductivité hydraulique, capacité de recharge) essentielles à une exploitation durable des aquifères.

Face à l’urgence hydrique dans la Kara et les Savanes, l’Université de Lomé a été mis à contribution en mobilisant le matériel scientifique au service de l’action publique. En collaboration avec le ministère en charge de l’Eau, les équipes de recherche interviennent sur le terrain pour appuyer l’identification des zones hydrogéologiquement favorables, des axes de drainage et des zones susceptibles de contenir des débits élevés.

Cette synergie renforce l’autonomie scientifique nationale tout en fournissant aux décideurs des données fiables pour orienter les investissements et les infrastructures hydrauliques.

« Au-delà de la réponse à l’urgence, l’utilisation de ces équipements géophysiques ouvre la voie à des solutions durables. Elle améliore la planification des projets d’adduction d’eau potable, sécurise les investissements publics et contribue à une gestion plus rationnelle des ressources en eau souterraine », nous confie Docteur BLEZA Afeina, boursier postdoctorant du PASH-MUT à l’Université de Lomé.

L’extension de ces acquis scientifiques aux régions en stress hydrique illustre une vision nationale cohérente : faire de la connaissance un levier de développement.

En conjuguant volonté politique, expertise scientifique, le Togo pose ainsi les bases d’une réponse structurante à la crise de l’eau dans le nord du pays, avec un objectif de garantir un accès équitable et durable à l’eau potable pour tous.

À travers le PASH-MUT, le gouvernement togolais réaffirme son ambition d’accroître l’accès et la qualité des services d’eau potable, d’améliorer la performance des opérateurs, de renforcer l’assainissement et de consolider la gestion intégrée des ressources en eau.

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